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Environnement, Hebergement,
et Gestion des Animaux
Un hebergement et une gestion des animaleries appropries vent essentials
pour le bien-etre des animaux, la qualite des donnees experimentales et des
programmes d'enseignement ou de test pour lesquels les animaux vent utilises, et
la s ante et la securite du personnel. Un programme zootechnique de bonne
qualite definit l'environnement, l'hebergement et les veins qui permettent aux
animaux de se developper, se reproduire et se maintenir en bonne s ante. I1 definit
egalement les elements necessaires a leur bien-etre et reduit les variations qui
peuvent affecter les resultats experimentaux. Les procedures zootechniques spe-
cifiques dependent generalement de nombreux facteurs qui vent propres a chaque
etablissement et a chaque situation. Un personnel bien forme et motive peut
souvent fournir des veins de tres haute qualite aux animaux, meme dans des
installations ou avec du materiel de qualite moindre.
De nombreux facteurs vent a prendre en compte au moment de la conception
de l'environnement physique et social des animaux, de l'hebergement, de l'es-
pace, et des procedures de gestion afin de reussir un programme de zootechnie.
Ces facteurs comprennent:
· l'espece, la souche, le type d' animal avec ses caracteristiques individuel-
les, tels que sexe, age, taille, comportement, experiences, et s ante.
· la capacite des animaux a former des groupes sociaux avec d'autres con-
generes grace a la vue, l'odorat, et eventuellement le contact physique, que ces
animaux soient heberges seuls ou en groupes.
· la conception et la construction de l'hebergement.
· la mise a disposition d' elements d'enrichissement adaptes aux animaux.
23
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24 GUIDE POUR LES SOINS ~ L'=~HSATION DES ^~ DE ~O~TOl~
.
les buts du projet et la conception de l' experimentation (par exemple la
production, la reproduction, la recherche, les tests, et l'enseignement).
· la frequence des manipulations des animaux et ['importance des procedu
~ , .
res a rea lser.
.
une maladie.
.
la presence des materiaux dangereux ou ay ant la possibilite de transmettre
la duree de la periode de stabulation.
Les animaux devraient etre heberges de sorte que les comportements ca-
racteristiques de leur espece soient favorises et les comportements dus au stress
reduits. Pour les especes sociables, un hebergement par couple compatible ou
par groupe est normalement necessaire. Une strategic pour optimiser l'heber-
gement devrait etre developpee par le personnel charge des veins aux animaux,
puis revue et approuvee par le IACUC. Les decisions prises par le IACUC, en
consultation avec le chercheur et le veterinaire, devraient chercher a atteindre
un haut niveau de pratiques professionnelles et zootechniques necessaires pour
la s ante et le bien-etre de l'espece, tout en restart en accord avec les objectifs de
la recherche. Une fois les decisions prises, des evaluations objectives devraient
etre faites pour garantir la qualite de l'environnement, de l'elevage et de la
gestion des animaux.
L'environnement dans lequel les animaux vent gardes devrait etre adapte a
leur espece, a leur passe et a l'utilisation prevue. Pour certaines especes, ['ideal
est de se rapprocher le plus possible de l'environnement naturel pour leur elevage
et leur entretien. Des conseils d' experts pourraient etre utiles dans des cas parti-
culiers dus a l' experimentation ou a l'espece animale choisie (par exemple, l'uti-
lisation d' agents dangereux, les etudes sur le comportement, les animaux avec un
systeme immunitaire deprime, les animaux de ferme et les animaux de labora-
toire non classiquement utilises).
Certains aspects de l'environnement physique des animaux de recherche les
plus communement utilises vent discuses dans les sections qui suivent.
ENVIRONNEMENT PHYSIQUE
Macro et Microenvironnements
Le microenvironnement d'un animal est le milieu physique le plus proche de
lui la structure primaire avec une temperature, un taux d'humidite et une
composition en gaz et en particules qui lui vent propres. L'environnement phy-
sique de la structure secondaire tels qu'une piece, une grange ou un habitat
exterieur fait partie du macroenvironnement. Bien que ces deux environne
ments soient lies par la circulation de ['air, l'environnement dans la structure
primaire peut etre tres different de celui de la structure secondaire et depend done
de leur conception.
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ENVIRONNEMENT, HEBERGEMENT, ET GESTION DES ANIMAUX
25
I1 est souvent difficile de verifier d'une maniere fiable les caracteristiques du
microenvironnement des structures primaires de petite taille. Les donnees dispo-
nibles a ce sujet indiquent que la temperature, l'humidite et les concentrations de
gaz et de particules vent souvent plus elevees dans le microenvironnement de
['animal que dans son macroenvironnement (Beech 1980; Flynn 1959; Gamble et
Clough 1976; Murakami 1971; Serrano 19711. Les conditions du microen-
vironnement peuvent provoquer des changements dans les processus metabo-
liques et physiologiques ou meme modifier la susceptibilite des animaux aux
maladies (Broderson et al 1976; Schoeb et al 1982; Vesell et al 19761.
Hebergement
Les structures primaires
La structure primaire (souvent une cage, un box ou une stalle) se limite a
l'environnement immediat de ['animal. Des structure primaires acceptables:
· tiennent compte des besoins physiologiques et comportementaux nor-
maux des animaux, tels qu'uriner, defequer, le maintien d'une temperature cor-
porelle normale, les changements de position, les mouvements normaux et, si
approprie, la reproduction.
· permettent une interaction soci ale entre le s membres de la meme espece
et le developpement de hierarchies a l'interieur ou entre les enclos.
· gardent les animaux propres et sees (conformement aux besoins de
l'espece).
permettent une aeration suffisante.
permettent 1' acces a la nourriture et a l'eau et doivent egalement permet
tre une facilite de remplissage, de change, d'entretien et de nettoyage des mate
riels utilises.
.
fournissent un environnement sur: les animaux ne devraient pas pouvoir
s'echapper, se coincer le corps ou les membres.
· ne contiennent aucun cote ou arete coupants ou en saillie qui puissent
blesser les animaux.
· permettent au personnel d'observer les animaux en les derangeant au
. .
mlmmum.
Les materiaux utili s es pour la construction de s structure s primaires devraient
etre choisis pour satisfaire les besoins des animaux tout en facilitant le nettoyage
et la desinfection. Les surfaces des structures primaires doivent etre lisses et
impermeables, avec un minimum de saillies, d'angles, de coins et de chevauche-
ments pour eviter 1' accumulation des saletes, des debris et de l'humidite, et qu'un
programme efficace de nettoyage et de desinfection soit possible. Les materiaux
utilises pour leur construction devraient etre solides et resistants a la corrosion.
Les structures primaires devraient pouvoir etre manipules frequemment sans
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26 GUIDE POUR LES SOINS ET L'UTI~SATION DES ANIMAUX DE ~ORATOIRE
s'ecorner, craquer ou rouiller. Les materiaux moins solides, tels que le bois,
peuvent fournir un environnement plus agreable pour les animaux dans certaines
circonstances (comme pour les aires de repos, les enclos et les corrals a l'exte-
rieur), et peuvent etre utilises pour construire des perchoirs, des structures pour
grimper, des aires de repos et des barrieres d'enclos primaires. Les structures en
bois devront etre remplacees regulierement en raison de leur degradation ou des
difficultes rencontrees pour les nettoyer correctement.
Toutes les structures primaires devraient etre maintenus en bon etat pour
empecher que les animaux ne fuient ou ne se blessent, ameliorer leur niveau de
confort et faciliter leur nettoyage et leur entretien. Les materiels rouilles ou
oxydes qui presentent un risque pour la s ante ou la securite des animaux devraient
etre repares ou remplaces.
Certains systemes d'hebergement, tels que les cages a couvercle filtrant, les
cages ventilees, les isolateurs et les enceintes, ont des equipements de cages et de
ventilation speciaux. En general, le but de ces systemes est de limiter la propaga-
tion des agents infectieux qui pourraient etre diffuses dans l'air entre les cages ou
les groupes de cages. Ces systemes demandent des pratiques zootechniques
differentes, notamment une plus grande frequence de changement de litiere, l'uti-
lisation de techniques de manipulations aseptiques et de methodes speciales de
nettoyage, de desinfection ou de sterilisation afin d'empecher la transmission des
microbes par d'autres voies que la vole aerienne.
Les rongeurs ont souvent des cages a fond grillage, ce qui augmente la
proprete de la cage en laissant passer les urines et les feces a travers la grille dans
un plateau prevu a cet effet. Cependant, certaines etudes suggerent que les
rongeurs preferent les cages a fond plein contenant de la litiere (Fullerton and
Gilliat 1967; Grover-Johnson et Spencer 1981; Ortman et al 19831. L'utilisation
des cages a fond plein, avec litiere, est done recommandee pour les rongeurs. Un
sol en vinyle est souvent utilise pour d'autres especes, comme les chiens et les
primates non-humains. La revue de cet aspect du programme de veins aux
animaux par le IACUC devrait garantir que la cage contribue au bien-etre des
animaux, tout en restart conforme aux exigences sanitaires et experimentales.
L'he'bergement en abri ou a l'exte'rieur
L'hebergement en abri ou a l'exterieur, souvent utilise comme hebergement
primaire pour certaines especes, est acceptable dans beaucoup de situations. I1
peut s'agir de "ranges, corrals, pres ou ~^les. Dans la plupart des cas, l'heberge-
ment a l'exterieur exige que les animaux soient gardes en groupes.
Quand les animaux vent heberges en exterieur dans des chenils, des pares ou
grands enclos, il doit y avoir un endroit ou ils peuvent se proteger des temperatu-
res extremes ou des conditions climatiques rigoureuses, et des systemes de pro-
tection et d'isolement adequate pour les animaux domines. Ceci peut etre obtenu
en utilisant des barrieres contre le vent, des abris, des endroits ombrages, des
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ENVIRONNEMENT, HEBERGEMENT, ET GESTION DES ANIMAUX
27
locaux ay ant une aeration forcee, des structures qui diffusent la chaleur, et des
endroits proteges tels qu'une partie interieure d'un pare. Tous les animaux de-
vraient avoir acces aux abris. Ces abris devraient etre suffisamment acres et
con~cus de maniere a eviter l' accumulation de dechets ou d'humidite excessive.
Les niches, tanieres, caisses, etageres, perchoirs et autres equipements devraient
etre fabriques avec des materiaux faciles a nettoyer. Ils devraient etre con~cus de
fa~con a etre nettoyes ou remplaces facilement quand les bonnes pratiques
zootechniques ['exigent.
Les sols des installations d'hebergement exterieures peuvent etre recouverts
de terre, de litiere absorbante, de sable, de gravier, d'herbe ou d'autres materiaux
semblables pouvant etre enleves ou remplaces afin d'assurer un nettoyage ade-
quat. Une accumulation excessive de dechets organiques et d'eau stagnante
devrait etre evitee en utilisant, par exemple, des surfaces drainees ou des canali-
sations. Les autres surfaces devraient pouvoir resister aux intemperies et etre
facilement entretenues.
La reussite de la gestion d'un hebergement exterieur est facilitee par la
consideration des points suivants:
· une periode d' adaptation suffisante avant tout changement de saison pour
les animaux introduits pour la premiere fois dans l'hebergement a l'exterieur.
· un entra~^nement des animaux a cooperer avec le veterinaire et le person-
nel de recherche, et a rentrer dans les cages de contention ou de transport.
· un environnement social conforme aux besoins de l'espece.
· un groupement des animaux compatibles.
· une securite suffisante fournie par une barriere ou d'autres moyens.
Les environnements naturels
Les endroits tels les pres et les ~^les peuvent fournir un
environnement conve
nable pour l'entretien ou la production d'animaux et pour certains types de re-
cherche. Dans ce genre d'environnement, il est plus difficile de controler la
nourriture des animaux, de les surveiller, de les soigner et de gerer leur reproduc-
tion. I1 faut considerer ces points negatifs par rapport aux benefices qu'ont les
animaux de vivre dans des conditions plus naturelles. Toute decision d'ajouter
des animaux, d'en retirer ou d'en reintegrer certains au groupe social devrait etre
prise en considerant les consequences que ces actions peuvent avoir sur les ani-
maux et sur les groupes. On devrait s' assurer qu'il existe suffisamment de
nourriture, d'eau fra~^che et d'abris naturels ou fabriques.
Recommandations d'Espace
Les besoins en espace des animaux vent complexes. I1 n'est pas suffisant de
tenir compte simplement du poids corporel ou de la surface de la cage. Les
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28 GUIDE POUR LES SOINS ET L'UTI~SATION DES ^~UX DE ~ORATOIRE
recommendations d'espace presentees ici vent fondees sur un jugement profes-
sionnel et ['experience, et devraient etre consideres comme etant des recomman-
dations pour des conditions usuelles d'hebergement des animaux de laboratoire.
Evidemment, la hauteur de la cage, la fa~con dont l'espace est organise et les
equipements pour l' enrichissement peuvent modifier l'utilisation de l' espace par
les animaux. Certaines especes profitent plus d'un accroissement des surfaces
verticales (par exemple, les rongeurs >), de ['installation d'abris
(par exemple, certains primates du Nouveau Monde) ou d'une complexite de
cage (par exemple, les chats et les chimpanzee) que d'une simple augmentation
de la surface au sol (Anzaldo et al 1994; Stricklin 19951. I1 ne suffit done pas de
prendre en compte seulement la surface au sol. A cet egard, ce Guide differe des
AWRs (voir la note 1, p. 21.
Les allocations d'espace devraient etre revues et modifiees aussi souvent que
necessaires afin d' examiner chaque situation individuelle d'hebergement et de
satisfaire aux besoins des animaux (par exemple, les veins pre-et postnataux, les
animaux obeses, et l'hebergement individual ou en groupe). Les indices de
performance des animaux tels que la s ante, la reproduction, la croissance, le
comportement, l'activite et l'utilisation de l'espace peuvent etre utilises pour
analyser la qualite de l'hebergement. Un animal doit avoir au minimum assez de
place pour se retourner et changer normalement de posture, il doit avoir un acces
facile a la nourriture et a l'eau, et il doit avoir suffisamment de place pour pouvoir
bouger librement et avoir a sa disposition assez de litiere propre pour se reposer.
Les chats devraient avoir un endroit de repos sureleve. Les endroits de repos
sureleves ou les perchoirs vent egalement souhaitables dans les cages pour chiens
ou primates non-humains. Les endroits de repos peu eleves qui ne permettent pas
a l' animal de passer ou de se placer confortablement dessous devraient etre
uniquement consideres comme fads ant partie de la surface au sol. La surface au
sol occupee par les mangeoires ou abreuvoirs, les caisses de litiere ou autres
appareils qui diminuent l'espace permettant de se mouvoir ou de se reposer ne
devrait pas etre consideree comme fads ant partie de la surface au sol.
Tout changement par rapport aux recommendations d'espace pour les struc-
tures primaires presentees dans les tableaux suivants devrait etre approuve dans
l'etablissement par le IACUC, et devrait etre justifie par les resultats des perfor-
mances decrites dans le paragraphe precedent, en prenant en consideration les
AWRs et la PHS Policy (voir note 1, p. 21. Tout changement demande un juge-
ment professionnel, une connaissance de la litterature et des pratiques courantes,
une consideration de la nature du protocole et de ses obligations et des besoins
physiques, comportementaux et sociaux des animaux (voir Crockett et al 1993,
19951. L'evaluation des besoins en espace des animaux devrait etre faite de
maniere continue. Au cours du temps dans les protocoles a long terme, il faudra
si necessaire envisager de modifier la surface au sol ou la hauteur de la cage.
Par souci de concision, il n'est pas possible de detailler dans ce Guide les
besoins en hebergement de toutes les especes qui peuvent etre utilisees en recher
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ENVIRONNEMENT, HEBERGEMENT, ET GESTION DES ANIMAUX
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che. Pour les especes qui ne vent pas traitees ici, les recommendations donnees
pour une espece ay ant une taille equivalente, un profil d'activite et un comporte-
ment semblable peuvent servir de point de depart et etre ajustees en tenant compte
des besoins specifiques de l'espece utilisee.
A chaque fois que cela est possible, les animaux de nature sociable devraient
etre heberges en padre ou en groupe, sauf si cela est contre-indique par le proto-
cole ou presente un risque inutile pour les animaux (Brain et Bention 19791. En
raison de nombreux facteurs biologiques et comportementaux, il se peut que les
animaux heberges en groupe aient besoin de plus ou moins d'espace par animal,
par rapport aux memes animaux heberges individuellement. Les recommanda-
tions donnees ci-dessous supposent que l'hebergement par padre ou groupe est
generalement preferable a l'hebergement individual, meme lorsque chaque mem-
bre d'une padre ou d'un groupe dispose individuellement de moins d'espace que
s'il etait seul dans une cage. En effet, une partie de l'espace peut etre partagee
entre plusieurs animaux d'un meme groupe. De plus, certains rongeurs ou pores
heberges en groupes compatibles recherchent un contact avec leurs congeneres,
et partagent l'espace dans la cage en se blottissant contre les murs, en se mettant
les uns sur les autres pendant les periodes de repos ou en se rassemblant dans des
abris ou refuges (White 1990; White et al 19891. Les vaches, les moutons et les
chevres montrent un comportement gregaire et cherchent a etre en groupe et a
avoir un contact physique tres proche. En revanche, certains animaux, tels que
certaines especes de primates non-humains, pourraient avoir besoin de plus d'es-
pace individual quand ils vent heberges en groupe afin de diminuer le niveau
d'agressivite entre congeneres.
La hauteur des enclos peut etre importante pour permettre un comportement
normal et des ajustements posturaux de certaines especes. La hauteur des cages
devrait prendre en compte les postures normales de l' animal et fournir suffisam-
ment d'espace libre pour acceder aux accessoires usuels de la cage, tels que les
mangeoires, les biberons et les pipettes d'abreuvement. Certaines especes de
primates non-humains utilisent preferentiellement les dimensions verticales de la
cage. Pour eux, la possibilite de se percher et d'avoir suffisamment d'espace
vertical afin de garder tout le corps au-dessus du sol peut ameliorer leur bien-etre.
Les dimensions des cages pour animaux devraient etre etablies a partir des
donnees figurant dans les tableaux suivants, mais peuvent etre augmentees ou
diminuees apres approbation du IACUC, en prenant en compte les criteres cites
precedemment.
Le Tableau 2.1 donne les dimensions recommandees pour les rongeurs de
laboratoire heberges en groupes. S'ils vent heberges individuellement ou si leur
poids depasse ceux donnes dans ce tableau, ils pourraient avoir besoin de plus
d'espace.
Le Tableau 2.2 donne les dimensions recommandees pour d'autres animaux
de laboratoire communement utilises. Ces dimensions vent en general definies a
partir des besoins des animaux heberges individuellement. Si des accessoires
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30 GUIDE POUR LES SOINS ~ L'=~HSATION DES ^~ DE ~O~TOl
TABLEAU 2.1 Espace Recommande pour l'Hebergement en Groupe de
Rongeurs de Laboratoire d'Utilisation Courante.
Surface au sol/Animala Hauteurb
Animaux Poids, g in2 cm2 inc
cm
Souris <10 638.7 5 12.7
jusquta 158 51.6 5 12.7
jusquta 2512 77.4 5 12.7
>25d215 296.8 5 12.7
Rats<10017 109.7 7 17.8
jusquta 20023 148.4 7 17.8
jusquta 30029 187.1 7 17.8
jusquta 40040 258 7 17.8
jusquta 50060 387 7 17.8
>500d270 2451.5 7 17.8
Hamsters<6010 60.5 6 15.2
jusquta 8013 83.9 6 15.2
jusquta 10016 103.2 6 15.2
1ood219 2122.6 6 15.2
Cobaye<35060 387 7 17.8
>350d2101 2651.5 7 17.8
aPour convertir in2 en cm2: multiplier par 6.45.
bDistance verticale entre le sol de la cage et le couvercle de la cage.
cPour convertir in en cm: multiplier par 2.54.
dDes ar~imaux plus grands pourraient avoir besoin d'un espace plus large pour satisfaire les criteres
de performar~ce (voir texte).
pour l' enrichissement de l' espace vent ajoutes ou des animaux d'un poids supe-
rieur a ceux donnes dans ce tableau vent heberges, il sera necessaire de reevaluer
les dimensions. Pour l'hebergement en groupe, l' espace total necessaire n' est pas
obligatoirement le total des dimensions recommandees pour les animaux heber-
aes individuellement. L'esnace nour les animaux heberaes en aroune devrait etre
1 ', · ~ ~ 1 · 1 1 ~ 1 , , 1 , ·1 ·1 -, ~
determine par les besoins de chaque espece, leur comportement, la compatibilite
des animaux, la quantite d'animaux et les objectifs de l'hebergement.
Le Tableau 2.3 donne les dimensions recommandees pour les animaux de
ferme les plus couramment utilises dans les conditions de laboratoire. Quand les
animaux, heberges individuellement ou en groupe, depassent les limites de poids
donnees dans ce tableau, un plus grand espace devrait etre necessaire. S'ils vent
heberges en groupe, il faut un acces adequat aux points de distribution de nourri-
ture et d'eau (Larson et Hegg 1976; Midwest Plan Service 19871.
Temperature et Humidite
La regulation de la temperature corporelle dans des limites normales est
necessaire au bien-etre des animaux homeothermes. En general, ['exposition
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ENVIRONNEMENT, HEBERGEMENT, ET GESTION DES ANIMAUX
TABLEAU 2.2 Espace Recommande pour Lapins, Chats, Chiens, Primates
Non-Humains, et Oiseaux
31
Surface au sol/Animalb Hauteurc,d
AnimauxPoids, kga ft2 m2 in cm
Lapins<2 1.5 0.13 1435.6
jusquta 4 3.0 0.27 1435.6
jusquta 5.4 4.0 0.36 1435.6
>5.4e25.0 20.45 14 35.6
Chats <43.0 0.27 24 61
>4e24.0 20.36 24 61
Chiens f <158.0 0.72
jusquta 3012.0 1.08
>30e224.0 22.16
Primates non-humains g h
(y compris les babouins)
Groupe 1 jusquta 11.6 0.14 20 51
Groupe 2 jusquta 33.0 0.27 30 76.2
Groupe 3 jusquta 104.3 0.39 30 76.2
Groupe 4 jusquta 156.0 0.54 32 81.3
Groupe 5 jusquta 258.0 0.72 36 91.4
Groupe 6 jusquta 3010.0 0.9 46 116.8
Groupe 7 > 30e15.0 1.35 46 116.8
Anthropo~de (Pongidae) h
Groupe 1 jusquta 2010.0 0.9 55 139.7
Groupe 2 jusquta 3515.0 1.35 60 152.4
Groupe 3 >35i25.0 2.25 84 213.4
Pigeons J 0.8 0.07
(suite a la page suivante)
d'animaux non habitues a des temperatures superieures a 29,4°C (85°F) ou infe-
rieures a 4,4°C (40°F), sans possibilite d'acces a des abris ou a d'autres moyens
de protection peut avoir des repercussions cliniques (Gordon 1990) pouvant meme
mettre en jeu la vie des animaux. Les animaux peuvent s' adapter aux tempera-
tures extremes en utilisant des mecanismes physiologiques, morphologiques et
comportementaux, mais une telle adaptation prend du temps et pourrait modifier
les resultats du protocole ou avoir un autre effet sur les etudes (Garrard et al 1974;
Gordon 1993; Pennycuik 19671.
La temperature et l'humidite relative peuvent dependre de la gestion et de la
conception de l'elevage et de l'hebergement, et peuvent etre considerablement
differentes en fonction de la structure primaire ou secondaire. Les facteurs qui
contribuent aux variations de temperature et d'humidite incluent le batiment et
les materiaux utilises pour l'hebergement, l'utilisation de cages a couvercle fil-
trant, le nombre d'animaux dans chaque cage, l' aeration forcee dans les enclos, la
frequence avec laquelle la litiere est changee et le type de litiere utilisee.
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32 GUIDE POUR LES SOINS ET L'UTI~SATION DES ANIMAUX DE LABORATOIRE
TABLEAU 2.2 suite
Surface au sol/Animalb Hauteurc,d
AnimauxPoids, kga ft2 m2 in cm
Cailles J 0.25 0.02
Poules J<0.25 0.25 0.02
jusquta 0.5 0.50 0.04
jusquta 1.5 1.00 0.09
jusquta 3.0 2.00 0.18
>3.0e 23.00 20.27
aPour convertir kg en livres: multiplier par 2.2
bPour convertir ft2 en m2: multiplier par 0.09
CDistance verticale entre le sol de la cage et le couvercle de la cage.
dPour convertir in en cm: multiplier par 2.54
eDes animaux plus grands pourraient avoir besoin d'un espace plus large pour satisfaire les criteres
de performance (voir texte).
fUne modification de ces recommendations pourrait etre necessaire en fonction de la conformation
corporelle de l' animal et de la race. Certains chiens, surtout ceux ayant un poids avoisinant la limite
superieure de chaque gamme de poids, pourraient avoir besoin d'un espace plus large pour rester en
conformite avec les reglements de l' animal Welfare Act. Ces reglements (CFR 1985) exigent que la
hauteur de chaque cage soit suffisante pour permettre a l' animal de se tenir debout de fa,con confortable
et que la surface minimale au sol soit egale a > ou L est la longueur du chien en pouces
(in), mesure du bout du museau a la base de la queue.
gCallitrichidae, Cebidae, Cercopithecidae, et Papio. Les babouins pourraient avoir besoin d'une hau-
teur plus grande que les autres singes.
hPour certaines especes (par exemple, Brachyteles, Hylobates, Symphalangus, Pongo, et Pan), la hau-
teur de la cage devrait etre telle que l' animal puisse se balancer en pleine extension du plafond et sans
que ses pieds touchent le sol. La conception du plafond de la cage devrait encourager la brachiation.
iLe meilleur type dthebergement pour les anthropo~des pesant plus de 50 kg vent des structures perma-
nentes faites de ma,connerie, de beton, ou de panneaux en fil, plutot que des cages traditionnelles.
iLa hauteur de la cage devrait etre suffisante pour que les animaux puissent se tenir debout.
Certaines situations peuvent necessiter une temperature plus elevee: par
exemple la periode de recuperation apres une intervention chirurgicale, l'heber-
gement des poussins pendant les premiers jours suivant l'eclosion, l'hebergement
de certains rongeurs sans polls et l'hebergement des nouveau-nes qui ont ete
separes de leurs meres. L' amplitude de l' augmentation de temperature depend
des conditions d'hebergement; parfois, il suffit d' augmenter simplement la tem-
perature de la structure primaire (plutot que celle de la structure secondaire).
En ['absence d'etudes dont le protocole est bien controle, l' experience et le
jugement professionnel ont conduit aux recommendations suivantes pour les es-
peces les plus communes (Tableau 2.41. Dans le cas d'hebergement confine, les
variations de temperature au cours de la journee devraient etre minimales afin
d'eviter d'importantes et repetitives stimulations des processus metaboliques et
des attitudes comportementales necessaires a l' animal pour s' adapter aux chan-
gements thermiques. L'humidite relative devrait aussi etre controlee, mais des
ecarts plus larges que ceux de la temperature vent toleres; les limites acceptables
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ENVIRONNEMENT, HEBERGEMENT, ET GESTION DES ANIMAUX
TABLEAU 2.3 Espace Recommande pour des Animaux de Ferme
d'Utilisation Courante
33
Surface au Sol,b
Animaux/EnclosPoids, kgaft2m2
Moutons et Chevres
1<25100.9
jusquta 50151.35
>50c201.8
2-5<258.50.765
jusquta 5012.51.125
>50c171.53
>5<257.50.675
jusquta 5011.31.017
>50c15.01.35
Porcs
1<158.00.72
jusquta 2512.01.08
jusquta 5015.01.35
jusquta 10024.02.16
jusquta 20048.04.32
>200C26025.4
2-5<256.00.54
jusquta 5010.00.9
jusquta 10020.01.8
jusquta 20040.03.6
>200C252.024.68
>5<256.00.54
jusquta 509.00.81
jusquta 10018.01.62
jusquta 20036.03.24
>200C248.024.32
(suite a la page suivante)
d'humidite relative varient entre 30 et 70%. I1 se peut que les limites de tempe-
rature donnees dans le Tableau 2.4 ne s'appliquent pas aux animaux sauvages en
captivite, aux animaux sauvages gardes dans leur environnement naturel ou aux
animaux en enclos externes qui ont la possibilite de s' adapter progressivement
aux changements saisonniers de temperature.
Ventilation
Les buts de la ventilation vent d'apporter suffisamment d'oxygene; d'elimi-
ner les calories provenant de la respiration des animaux, de la lumiere ou des
equipements; de diluer les particules ou les gaz polluant ['air; d'ajuster le niveau
d'humidite; et, si necessaire, de creer des gradients de pression d' air entre des
espaces attenants. Le fait de determiner le taux de renouvellement d' air ne suffit
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50 GUIDE POUR LES SOINS ET L'UTI~SATION DES ANIMAUX DE ~ORATOIRE
des insectes et autres nuisibles. Pour le stockage au froid des dechets avant
traitement, un refrigerateur, un congelateur ou une chambre froide correctement
identifies devraient etre reserves a cet effet.
Les dechets dangereux doivent etre sterilises, enfermes de maniere hermetique
ou traites de maniere appropriee de fa~con a les rendre inoffensifs avant leur trans-
port hors des locaux (US EPA 19861. Les dechets radioactifs devraient etre gardes
dans des recipients correctement etiquetes. Leur elimination devrait etre coordon-
nee en etroite collaboration avec le specialiste de la protection contre les radiations
et etre en accord avec les reglements federaux et des etats. Le gouvernement
federal et la plupart des etats et des municipalites ont des lois controlant le traite-
ment des dechets dangereux. La responsabilite en ce qui concerne l'utilisation
(chapitre 1) et l' enlevement des dechets dangereux releve de l' etablissement.
Les carcasses d'animaux contagieux peuvent etre incinerees sur le site ou
collectees par un sous-traitant agree. Les procedures pour l' emballage, l' etique-
tage, le transport et le stockage de ces dechets devraient faire partie des regle-
ments d' hygiene et de securite du travail.
Les dechets dangereux qui vent toxiques, carcinogenes, inflammables, corro-
sifs, reactifs ou ay ant d'autres instabilites devraient etre mis dans des recipients
correctement etiquetes puis enleves selon les conseils des specialistes d' hygiene
et de securite du travail. Dans certains cas, ces dechets peuvent etre compactes
,. ,
ou melanges.
Lutte Contre les Insectes et les Animaux Nuisibles
Dans l'environnement des animaux, il est essentiel de disposer de program-
mes con~cus pour empecher, controler ou eliminer ['infestation par des insectes ou
des animaux nuisibles. Un programme de controle et de surveillance qui est
documente et planifie devrait etre mis en place. Le programme ideal empeche les
insectes ou animaux nuisibles de penetrer et de se refugier a l' interieur de l' instal-
lation. Pour les animaux heberges a l' exterieur, il faut essayer d' eliminer ou de
limiter les risques potentials associes aux insectes ou aux animaux nuisibles et
aux predateurs. Les pesticides peuvent provoquer des effete toxiques sur les
animaux de recherche et interferer avec les procedures experimentales (Ohio
Cooperative Extension Service 1987a,b); ils devraient etre utilises dans les ani-
maleries uniquement si besoin est. Les chercheurs dont les animaux pourraient
etre exposes aux pesticides devraient etre consultes avant l'utilisation de ces
derniers. L'utilisation des pesticides devrait etre documentee et realisee avec la
participation du personnel responsable des veins des animaux, en accord avec les
lois federales, des etats et locales. Lorsque cela est possible, des moyens non
toxiques pour la lutte contre les insectes et les animaux nuisibles, tels que les
regulateurs de croissance des insectes (Donahue et al 1989; Garg et Donahue
1989; King et Bennett 1989) et d'autres substances non toxiques (par exemple, le
gel de silice amorphe) devraient etre utilises. Si des pieges vent utilises, les
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ENVIRONNEMENT, HEBERGEMENT, ET GESTION DES ANIMAUX
51
methodes devraient etre ethiques; les pieges utilises pour attraper les animaux
nuisibles vivants demandent un controle frequent et une euthanasia faite avec
humanite de l' animal apres sa capture.
Soins d'Urgence pendant le Week-End ou les Conges
Un personnel qualifie doit s'occuper des animaux tous les jours, y compris
les week-end et les j ours de conges, pour garantir le bien-etre des animaux et pour
satisfaire les objectifs de recherche. Des veins veterinaires d'urgence devraient
etre accessibles apres les heures de travail, le week-end et les congest
En cas d'urgence, il faut que le personnel de securite de l'etablissement, les
pompiers et la police puissent joindre les personnel responsables des animaux.
Ceci peut etre facilite en affichant les procedures d'urgence, les noms et les
numeros de telephone dans un endroit en vue, dans le departement de securite ou
au standard. Les procedures d'urgence pour l' intervention sur les installations ou
les fonctions particulieres devraient etre affichees bien en vue.
Des procedures en cas de desastre qui prennent en compte le personnel ainsi
que les animaux devraient etre redigees et faire partie des procedures generales
de l'animalerie. Le responsable de secteur ou le veterinaire responsable des
animaux devrait etre membre du comite de securite au sein de l'etablissement. I1
ou elle devrait etre > au sein de l'etablissement et
devrait participer au plan d' action en cas de desastre. (Casper 19911.
GESTION DE LA POPULATION
Identif~lcation et Enregistrements
I1 existe de nombreux moyens pour identifier les animaux: les cartes avec
des renseignements ecrits ou en code-barrel apposees sur la piece, le portoir, le
box, la stalle et la cage, ainsi que les colliers, les bandes, les plaques ou les
etiquettes, le marquage par coloration, les perforations et bagues d'oreille, les
tatouages, les puces sous-cutanees et les cryomarques. L' amputation de doigts
utilisee comme methode d'identification pour les petite rongeurs devrait etre
utilisee uniquement quand aucune autre methode d'identification individuelle
n'est realisable, et ne devrait etre faite que sur les nouveau-nest Les cartes
d'identification devraient inclure l'origine de ['animal, la souche ou le lot, le nom
des chercheurs principaux et leurs coordonnees, les dates pertinentes et le numero
du protocole si applicable. L'enregistrement des animaux est utile et peut se
presenter sous plusieurs formats, allant d'une documentation limitee par etiquette
jusqu'aux enregistrements informatises detailles pour chaque animal.
Le dossier clinique individual peut egalement etre utile, surtout pour les
chiens, les chats, les primates non-humains et les animaux de ferme. I1 devrait
comprendre les renseignements cliniques et diagnostics pertinents, les dates de
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52 GUIDE POUR LES SOINS ET L'UTI~SATION DES ^~UX DE ~ORATOIRE
vaccinations, l'historique des procedures chirurgicales et des veins postoperatoi-
res et des renseignements sur l'utilisation en experimentation. Les renseigne-
ments de base relatifs a l'origine et a la population des animaux ainsi que leur
historique clinique vent des commemoratifs importants pour la reproduction et
pour la recherche; ils devraient etre facilement accessibles aux chercheurs, au
personnel veterinaire et au personnel assurant les veins aux animaux. Un histo-
rique de l'elevage, des accouplements passes et des profies comportementaux
vent utiles pour la gestion de nombreuses especes, particulierement pour les
primates non-humains (NRC 1979a).
Un enregistrement qui comporte les descriptifs de base est essentiel pour la
gestion des colonies d'animaux ay ant une grande longevite et devrait etre con-
serve pour chaque animal (Dyke 1993; NRC 1979a). Cette documentation inclut
souvent l'espece, ['identification de ['animal, celle de son pere et de sa mere, le
sexe, les dates de naissance et d'acquisition, l'origine, la date de sortie et le
devenir. Un tel enregistrement est essentiel pour la gestion genetique et pour
['evaluation historique des colonies. Des renseignements documentes pertinents
devraient etre transmis lorsque des animaux vent transferee d'un etablissement a
un autre.
Genetique et Nomenclature
Les caracteristiques genetiques vent importantes pour la selection et la ges-
tion des animaux utilises dans les colonies d'elevage et pour la recherche biome-
dicale (voir Annexe A). Les renseignements sur le pedigree permettent une
selection avisee soit des reproducteurs, soit des animaux pour une experience
donnee suivant ['existence ou ['absence de liens de parente.
La recherche biomedicale utilise souvent des animaux non consanguine. Les
populations d'origine devraient etre suffisamment grandes pour assurer l'hetero-
geneite a long terme de s colonies de production . Pour faciliter une comparai s on
directe des donnees de recherche derivees des animaux non consanguine, il faut
utiliser les techniques de gestion genetique qui maintiennent et conservent la
variabilite genetique equilibree des fondateurs (par exemple, Lacy 1989; Poiley
1960; Williams-Blangero 19911. La variabilite genetique peut etre suivie avec
des simulations sur ordinateur, des marqueurs biochimiques, des marqueurs ADN,
des marqueurs immunologiques ou des analyses genetiques quantitatives des
variables physiologiques (MacCluer et al 1986; Williams-Blangero 19931.
Des souches consanguines de diverges especes, surtout de rongeurs, ont ete
developpees pour satisfaire des besoins specifiques de recherche (Festing 1979;
Gill 19801. L'homozygotie de ces animaux augmente la reproductibilite et faci-
lite la comparaison de certaines donnees experimentales. I1 est important de
controler regulierement l'homozygotie genetique des animaux consanguine
(Festing 1982; Hedrich 19901. Plusieurs methodes d'evaluation ont ete develop-
pees qui utilisent les techniques immunologiques, biochimiques et moleculaires
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ENVIRONNEMENT, HEBERGEMENT, ET GESTION DES ANIMAUX
53
(Cramer 1983; Groen 1977; Hoffman et al 1980; Russell et al 19931. I1 est
necessaire de mettre en place des procedures de gestion zootechniques (Green
1981; Kempthorne 1957) pour limiter la contamination genetique due a une
mutation ou a une erreur d'accouplement.
Les animaux transgeniques ont au mains un gene transfere dont le site d' in-
tegration et le nombre de copies integrees pout ou non avoir ete controle. Les
genes integres peuvent interagir avec les genes onginels et les facteurs en-
vironnementaux, en partie en fonction du site d' integration; de telle sorte que
chaque an~mal transgen~que peut etre considere comme une ressource unique. I1
faut preserver de telles ressources en utilisant des procedures standardisees de la
gestion genetique des colonies, comprenant l'enregistrement detaille de la genea-
logie et le controle genetique pour venfier la presence ou ['absence et la zygotic
des transgenes. La cryoconservation des embryons fecondes, des ovules ou des
spermatozo~des peuvent egalement etre utile pour pallier aux alterations des
transgenes a long terme ou a la perte accidentelle de la colonie.
I1 est important de maintenir une documentation exacte, utilisant, si elle est
disponible, la nomenclature standard de la souche ou du fond genetique des
animaux utilises pour un projet de recherche (NRC 1979b). Plusieurs publica-
tions fournissent les regles etablies par des com~tes internationaux pour la no-
menclature standardisee des rongeurs et des lapins non consanguine (Festing et al
1972), des rats consanguine (Festing et Staats 1973; Gill 1984; NRC 1992a), des
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les animaux